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la Cité utopique - la résorption d’habitat insalubre

  Milieu des années 60 - années 70 et 80

détail de la Maladrerie - © DR

"Les toits bleus" - © DR

 

Dans la continuité de la Reconstruction de l’après guerre, l’OPH s’inscrit dans la politique locale de résorption de l’habitat insalubre, notamment dans le secteur de la Maladrerie. C’est l’époque utopique avec une recherche d’innovation dans les formes architecturales nouvelles et des bâtiments qui deviendront des signaux urbains forts dans la ville parmi lesquels on pourra citer :

  • la Maladrerie avec son architecture proliférante
  • le système modulaire de forme « tabouret » des 100 PLR au 2, rue Manigart
  • la forme cruciforme de la Cité République
  • la volumétrie des toits et la forme géométrique des Toits bleus au 52, Charles Tillon

Durant cette période, 2 525 nouveaux logements sont construits.

Quelques dates importantes

- 1965 : l’OPH passe commande à l’Atelier d’Urbanisme et d’Architecture (AUA) pour la construction d’un ensemble d'HLM au 62-68 avenue de la République. L’Atelier d’Urbanisme et d’architecture  est une structure pluridisciplinaire qui s'interroge sur les modes de productions de la ville et du logement social. Ils ouvrent l'urbanisme et l'architecture aux sciences sociales et c'est avec eux que s'engage publiquement la lutte contre la production dominante de l'après-guerre. Côté style : béton brut, brique apparente, bac à fleurs, traitement de l'attache au sol, création d'espaces extérieurs collectifs, soin apporté aux détails, sont les thèmes architecturaux favoris du groupe.

C’est en 1968 que démarreront véritablement les travaux de construction de la Cité Lénine devenue la Cité République par divers auteurs Jacques Kalisz, Jean Perrottet, Georges Loiseau, Jean Tribel, Paul Chemetov, Jean Deroche (architectes, Atelier d'urbanisme et d'architecture, AUA) ; Salem R. (assistant) ; Soumagnac Max (coloriste)

- nuit du 1er au 2 janvier 1970 : cinq Africains trouvent la mort dans un Foyer de travailleurs migrants par une asphyxie due à un chauffage de fortune. Ce drame connaît un fort retentissement et donne lieu à un vif débat sur l’immigration et les conditions de vie dans les foyers. Les funérailles furent marquées par l’irruption de manifestants de la Gauche prolétarienne et de personnalités comme Kateb Yacine, Jean-Paul Sartre et Michel Rocard. Le bidonville d’Aubervilliers fut visité deux jours plus tard par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, suivi le 14 janvier par un débat télévisé, contesté, des Dossiers de l’écran. Ce drame marquera durablement la représentation de l’immigration dans l’imaginaire collectif français.

- 17 juillet 1978 : visite officielle d’un appartement témoin de la première tranche de la Maladrerie.
1985 : après 10 ans de chantier titanesque : livraison de la Maladrerie : 800 logements et 40 ateliers d’artistes